Il y a
un peu plus d'un an, le 15 Juin 2012, je découvrais le sexe de mon bébé.
J'ai eu la chance de pouvoir passer des échos tous les mois pendant toute ma grossesse.
A la base, je devais savoir si j'attendais une fille ou un garçon le 5 Mai.
Mais la gygy n'étant pas sûre à 100% (et il était hors de question qu'il y ait un doute), elle a donc préféré attendre le mois suivant pour me le dévoiler (au final elle avait raison depuis le début).
J'avais quand même eu la puce à l'oreille parce qu'en regardant son entrejambe sur l'écran j'avais dis "c'est des coucougnettes ça ?!" et elle avait répondu "ben justement je ne pense pas".
Bref.
A cette époque, nous habitions Paris.
Comme je savais que je voulais accoucher sur la Côte (notre décision de déménager n'était pas encore prise), je faisais les aller-retour Paris-Grasse pour mes échos.
Au mois de Juin nous avions
Hasna, Nico n'avait donc pas pu m'accompagner à cette échographie pour la première fois.
Nous mettions un point d'honneur à découvrir le sexe de notre bébé ensemble.
Alors, avec l'expérience de mon amie
Amélie, nous avons mis au point un stratagème : demander à la gynéco d'écrire sur un papier le sexe du bébé, pour ouvrir l'enveloppe et le découvrir ensemble.
C'est donc ce que nous avons fait. J'ai dis à la gygy de ne surtout pas me dire le sexe pendant l'écho et de l'inscrire sur le bout de papier.
L'enveloppe et le papier étaient de couleur violette, neutre.
Un fois fait, je lui ai demandé "il n'y a pas de doute possible?" alors elle a ré-ouvert l'enveloppe (qui n'était pas fermée collée) pour inscrire "Il n'y a pas de doute possible".
Ma curiosité étant trop forte je lui ai aussi posé cette question : cela confirme votre avis de la dernière fois? Et elle m'a répondu que oui.
Cette dernière réponse de sa part me redonne alors espoir.
Espoir que ce soit une petite nenette qui est dans mon ventre. Une poupée, une princesse.
J'ai toujours eu une préférence pour une fille.
Petite je voulais une petite sœur, adulte je voulais une fille, ma fille.
Mais je ne m’enflamme pas, j'attends...
Il faut préciser que jusqu'à ce jour, j'étais persuadée d'attendre un garçon.
6 pendules de 6 personnes différentes m'avaient "révélés" que c'était un babyboy, et moi j'avais ce pré-sentiment d'en attendre un.
On disait aussi que la forme de mon ventre et sa grosseur présageaient que c'était un ptit mec
(non c'était juste que je mangeais beaucoup trop ...).
Attente interminable ! 24h !
J'ai rangé l'enveloppe au fond de ma valise.
Ma mère et mon beau-père veulent l'ouvrir et me cacher le contenu, c'est hors de question !
Je lutte, lutte.
Je sais que d'un simple geste je peux mettre fin à ce suspens insoutenable.
Mais je sais aussi que ce moment doit être magique et surtout partagé avec Nico, qui est alors à 1000 km de moi.
Je n'ai jamais eu autant hâte de remonter sur Paris !
Manque de bol, le train a du retard, tout comme le RER
, ils veulent ma mort.
Je cours dans le labyrinthe pourtant familier du centre commercial de la Défense.
J'arrive chez moi, enfin !
Je ne prends même pas le temps de boire ni de faire mon pipi de femme enceinte, ni même de caresser Buddy (Hasna était à l'hôpital, sinon c'est la seule qui aurait pu avoir mon attention à ce moment là).
Je prends l'enveloppe, m'assieds à côté de Nico, souffle un bon coup.
Nico est un peu sonné par cette rapidité, mais je m'en fiche, je ne tiens plus, j'ouvre ...
Et là ... la magie.
Je vois aussi le mot tant attendu "fille".
Et là je saute dans les bras de Nico, je crie, je danse et ... je pleure...
Pour la première fois depuis l'annonce de ma grossesse je pleure, à chaudes larmes.
Je suis tellement contente.
Buddy se met à aboyer, Nico ne sait pas comment me calmer.
Je crois que c'est l'un des plus beaux moments de ma vie.
Un moment où je me dis que le petit Jésus sait être cool avec moi parfois, parce que sur ce coup j'y tenais vraiment.
Je réalise tout ce que je vais pouvoir faire avec elle, l'habiller en ROSE (ma couleur préférée vous l'aurez compris), lui mettre des barrettes (rum rum, pas pour tout de suite :P), des robes, lui faire des tresses, jouer à la poupée, à la Barbie ...
Je ne suis pas du tout féminine, je ne sais pas d'où vient cette envie d'avoir une fille, je sais juste que c'est très fort.
Et aujourd'hui quand je la regarde, et même avec son sale caractère je réalise la chance que j'ai eue.
Un an plus tard, ce joli mot est dans son cadre de naissance, sur le mur de
sa chambre.
Je t'aime, ma princesse